Vous devez raccorder un tube PER sur une installation en cuivre et vous avez peur de la fuite ou du mauvais choix de raccord ? Rassurez-vous, il existe des solutions simples et fiables, à condition de respecter quelques règles de base. Ce guide vous donne d’emblée les bonnes méthodes pour faire un raccord PER/cuivre propre et durable, puis détaille les types de raccords, les étapes et les pièges à éviter.
Comprendre le raccord PER sur cuivre et choisir la bonne solution
Avant de sortir la pince et les cisailles, il est essentiel de comprendre comment se fait la transition entre un réseau cuivre existant et un tube PER. Selon votre installation, votre niveau en bricolage et le type de réseau (eau chaude, eau froide, chauffage), certaines solutions seront plus adaptées que d’autres. Cette première partie vous aide à identifier rapidement le bon type de raccord et à sécuriser votre choix.
Comment fonctionne la transition entre tube cuivre rigide et tube PER souple ?
Le raccord PER/cuivre permet de passer d’un matériau rigide à un matériau semi-rigide sans perte d’étanchéité. Cette jonction repose sur un principe simple : un corps de raccord spécifique accueille d’un côté le tube cuivre et de l’autre le tube PER, en assurant la liaison mécanique et hydraulique grâce à des joints toriques, des bagues de compression ou une olive métallique selon le modèle choisi.
La différence de souplesse entre les deux matériaux n’est pas un problème si le raccord est correctement dimensionné. Le PER se dilate légèrement sous l’effet de la chaleur, tandis que le cuivre reste stable. C’est pourquoi les fabricants conçoivent ces raccords avec des tolérances précises pour absorber ces variations sans créer de point de tension. Comprendre ce principe vous aide à accepter qu’un bon raccord n’est pas bricolé, mais pensé pour cette jonction précise.
Panorama des principaux raccords PER cuivre : à visser, à sertir, à compression
Plusieurs familles de raccords existent sur le marché, chacune avec ses avantages et ses contraintes. Les raccords à visser (également appelés raccords bicône) fonctionnent avec un écrou et une olive qui viennent comprimer le tube cuivre. Ils sont accessibles en prix et ne nécessitent que des clés plates, ce qui les rend populaires auprès des bricoleurs.
Les raccords à sertir demandent un outillage spécifique (pince à sertir) mais offrent une étanchéité durable et une résistance mécanique supérieure. Ils sont particulièrement recommandés pour les installations encastrées car, une fois sertis, ils ne nécessitent aucun entretien ni resserrage. Plusieurs profils de sertissage existent (TH, U, H) selon les marques.
Enfin, les raccords à compression représentent un compromis : ils se serrent à la clé comme les raccords à visser, mais utilisent un système de bague progressive qui comprime uniformément le PER. Ils conviennent bien aux installations apparentes où un contrôle visuel reste possible.
| Type de raccord | Outillage nécessaire | Usage recommandé | Niveau de difficulté |
|---|---|---|---|
| À visser (bicône) | Clés plates | Installations apparentes | Débutant |
| À sertir | Pince à sertir | Installations encastrées | Intermédiaire |
| À compression | Clés plates | Rénovation accessible | Débutant |
Raccord PER cuivre sans soudure : dans quels cas est-ce une bonne idée ?
Les raccords sans soudure sont appréciés en rénovation, notamment quand l’accès au chalumeau est difficile ou risqué. Dans un faux plafond, près de matériaux inflammables ou dans des espaces confinés, éviter la flamme nue devient une question de sécurité évidente. Ces raccords permettent également aux bricoleurs peu expérimentés de réaliser des jonctions fiables sans maîtriser la technique de brasure.
Ils restent toutefois soumis aux mêmes règles de pression et de température que les raccords soudés. Un raccord à visser mal serré ou un raccord à compression monté sur un tube déformé donnera les mêmes problèmes qu’une brasure mal faite. L’absence de soudure ne dispense pas d’une préparation rigoureuse et d’un respect strict des consignes de montage fournies par le fabricant.
Préparer les tubes cuivre et PER pour un raccord propre et durable

Une grande partie de la fiabilité d’un raccord vient de la préparation. Un tube mal coupé, ovalisé ou mal ébavuré suffit à créer un point faible et une fuite différée. Cette section détaille les gestes simples à respecter avant même d’enfiler le raccord, pour garantir un montage propre, aligné et durable.
Préparer correctement le tube cuivre avant le raccord PER/cuivre
Le tube cuivre doit être coupé bien perpendiculaire à l’aide d’un coupe-tube à molette, jamais à la scie qui laisserait des bavures importantes et un bord irrégulier. Une fois coupé, passez l’ébavureur intérieur pour retirer la petite collerette formée par la coupe, puis essuyez l’extérieur avec de la toile émeri fine pour enlever les traces d’oxydation.
Si le tube cuivre présente un début d’ovalisation (souvent le cas près des coudes), utilisez un calibreur pour lui redonner sa forme circulaire parfaite. Un tube ovalisé empêche le joint torique ou l’olive de comprimer uniformément, ce qui provoque des fuites au bout de quelques cycles de pression. Prenez le temps de nettoyer la zone de raccordement avec un chiffon propre : toute trace de graisse, de poussière ou de limaille compromet l’étanchéité.
Couper, calibrer et emboîter le PER pour éviter les fuites à terme
Le PER doit être coupé net à l’aide d’un coupe-tube spécial PER ou d’une cisaille adaptée. Les lames émoussées écrasent le tube au lieu de le trancher, créant une déformation qui compromet l’emboîtement dans le raccord. Vérifiez que la coupe est bien perpendiculaire en posant le tube debout sur une surface plane.
Certains raccords à sertir nécessitent l’insertion d’un manchon de calibrage à l’intérieur du PER avant sertissage. Ce manchon rigidifie le tube et évite son écrasement lors de la compression de la bague. D’autres systèmes demandent simplement un calibrage extérieur pour éliminer tout défaut de rondeur. Dans tous les cas, enfoncez le PER dans le raccord jusqu’à la butée : un trait de marqueur sur le tube, au niveau du bord du raccord, vous permet de vérifier visuellement que l’emboîtement est complet.
Réaliser le raccord PER sur cuivre étape par étape selon le type de raccord

Une fois les tubes bien préparés, vient le moment du montage proprement dit. Le choix entre raccord à sertir, à visser ou à compression va déterminer la méthode et les outils à utiliser. Cette partie vous accompagne pas à pas sur les principales configurations, avec des repères concrets pour vérifier que votre raccord est bien réalisé.
Comment raccorder un PER sur cuivre avec un raccord à sertir en sécurité ?
Commencez par identifier le profil de votre pince à sertir et vérifiez qu’il correspond exactement au raccord choisi. Un profil TH ne fonctionne pas sur un raccord prévu pour du profil U, sous peine de défaut d’étanchéité. Enfilez le manchon sur le PER si le raccord l’exige, puis insérez le tube jusqu’en butée dans le corps du raccord.
Côté cuivre, procédez de la même manière en vérifiant que le tube entre franchement jusqu’au fond. Positionnez ensuite la pince à sertir sur la bague métallique du raccord, en alignant bien les mâchoires avec les repères gravés. Fermez la pince progressivement jusqu’à ce que le mécanisme se déverrouille automatiquement : ce clic indique que le sertissage est complet.
Contrôlez visuellement que la bague présente bien l’empreinte régulière du profil de sertissage sur toute sa circonférence. Un sertissage partiel ou décalé nécessite de couper le raccord et de recommencer l’opération. N’essayez jamais de resertir un raccord déjà comprimé, vous risqueriez d’endommager les joints internes.
Utiliser un raccord PER cuivre à visser ou à compression pas à pas
Pour un raccord à visser, glissez d’abord l’écrou sur le tube cuivre, puis l’olive (bague conique). Insérez le tube dans le corps du raccord jusqu’en butée, puis vissez l’écrou à la main pour plaquer l’olive contre le siège conique. Serrez ensuite à la clé en comptant environ un tour et demi après le contact ferme.
Un repère au marqueur permanent sur l’écrou, aligné avec un repère sur le corps du raccord, vous permet de vérifier ultérieurement qu’aucun desserrage ne s’est produit. Évitez de serrer excessivement : l’olive doit se déformer légèrement pour épouser le tube, pas s’écraser au point de couper dans le métal.
Pour un raccord à compression, le principe est similaire mais la bague progressive remplace l’olive classique. Le serrage demande généralement moins de force, car la compression se fait sur plusieurs anneaux successifs. Là encore, respectez les indications du fabricant : certains modèles demandent un nombre de tours précis, d’autres se fient au couple de serrage ressenti.
Peut-on raccorder PER et cuivre sur une installation de chauffage existante ?
Le raccord PER/cuivre est courant sur les circuits de chauffage, notamment lors de la rénovation partielle d’un réseau ou du remplacement de radiateurs. Il faut néanmoins vérifier la compatibilité en température et pression des raccords et du PER choisi. Le PER standard supporte généralement 60°C en continu et 95°C en pointe, tandis que le PER-BAO (avec barrière anti-oxygène) est obligatoire sur les circuits de chauffage pour éviter la corrosion des éléments métalliques de la chaudière.
Sur les zones très chaudes, comme les départs de chaudière ou les colonnes montantes proches du ballon, il peut être préférable de conserver une portion en cuivre avant de passer au PER. Cela limite l’exposition du PER aux températures extrêmes et prolonge sa durée de vie. Respectez également une distance minimale de sécurité entre le raccord et toute source de chaleur directe (brûleur, conduit de fumée).
Contrôler, sécuriser et entretenir votre raccord PER cuivre dans le temps
Un raccord réussi ne se juge pas seulement le jour de la pose, mais aussi dans les mois qui suivent. Un contrôle soigné au remplissage, puis quelques vérifications ponctuelles, vous évitent les mauvaises surprises derrière un coffrage ou dans un faux plafond. Cette dernière partie vous donne des repères concrets pour tester, sécuriser et faire durer votre raccord PER/cuivre.
Comment vérifier un nouveau raccord PER sur cuivre avant de refermer le mur ?
Avant de refermer un doublage ou un coffrage, il est prudent de mettre l’installation en eau et de surveiller le raccord pendant plusieurs minutes. Ouvrez progressivement le robinet d’arrêt pour laisser monter la pression sans coup de bélier, puis essuyez soigneusement le raccord avec du papier absorbant blanc.
Attendez au moins quinze minutes en surveillant toute apparition d’humidité. Certaines fuites microscopiques ne se révèlent qu’après plusieurs cycles de mise en pression. Si possible, laissez le circuit sous pression pendant quelques heures avant fermeture définitive : cette période de rodage permet aux joints de se positionner correctement et révèle les défauts de montage avant qu’ils ne deviennent problématiques.
Photographiez le raccord terminé avec votre téléphone en incluant un repère de position (distance par rapport à un angle, hauteur depuis le sol). Cette photo pourra vous être utile en cas d’intervention ultérieure ou de diagnostic de fuite.
Erreurs fréquentes à éviter lorsque l’on mélange tuyaux cuivre et PER
Mauvais choix de diamètre, raccord inadapté au type de PER, serrage excessif ou insuffisant : ces erreurs reviennent souvent. Vérifiez toujours la compatibilité entre le diamètre extérieur du PER (12, 16 ou 20 mm) et le raccord choisi. Un raccord pour PER 16 mm ne fonctionnera jamais correctement sur du PER 12 mm, même avec du téflon ou de la filasse.
Une autre faute classique consiste à enterrer un raccord non prévu pour être encastré, sans gaine ou protection. Les raccords à visser, notamment, peuvent se desserrer légèrement avec les cycles thermiques et nécessitent un contrôle périodique. En cas de doute, repositionnez le raccord dans un volume accessible (coffret de visite, trappe démontable) plutôt que de le cacher en espérant qu’il tienne.
Enfin, ne mélangez jamais les marques de raccords et de PER sans vérifier leur compatibilité. Chaque fabricant définit ses propres tolérances, et un PER légèrement sous-dimensionné peut glisser dans un raccord prévu pour une autre marque, même si les diamètres nominaux semblent identiques.
Faut-il faire appel à un plombier pour un raccord PER cuivre complexe ?
Pour un simple raccord apparent en point de puisage (alimentation d’un robinet, raccordement d’un lave-linge), un bricoleur soigneux peut parfaitement s’en sortir avec le bon matériel et en suivant les étapes décrites. En revanche, sur une colonne montante, une nourrice de distribution ou près d’une chaudière, l’intervention d’un plombier peut éviter des dégâts coûteux.
L’enjeu n’est pas seulement l’étanchéité, mais aussi la conformité aux normes DTU et à votre assurance habitation en cas de sinistre. Un dégât des eaux lié à un raccord défaillant peut voir sa prise en charge refusée si l’assureur estime que l’installation ne respecte pas les règles de l’art. Un professionnel vous apporte également une garantie décennale sur son intervention, ce qui sécurise votre investissement.
Si vous décidez de réaliser vous-même le raccord, prenez le temps de bien vous documenter, de choisir des raccords et des tubes de qualité certifiée (NF, ACS) et de respecter scrupuleusement chaque étape de préparation et de montage. Un raccord PER/cuivre bien exécuté peut durer plusieurs décennies sans nécessiter la moindre intervention.
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