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Étiquette énergie : comment lire les classes A-G et réduire vos factures

Clémence de Lestang 5 min de lecture
Étiquette energie A à G sur une machine, pour réduire les factures

L’étiquette énergie est un repère pour tout consommateur soucieux de sa facture d’électricité et de son impact environnemental. Qu’il s’agisse de choisir un lave-linge ou d’évaluer la performance thermique d’un logement, ce dispositif apporte une transparence nécessaire. Longtemps complexifié par des mentions telles que A+++, l’affichage a été simplifié pour offrir une lecture directe, basée désormais sur une échelle de A à G.

L’étiquette énergie des appareils : décryptage et transparence

Le marché de l’électroménager a connu une mutation en mars 2021. L’objectif était de mettre fin à la confusion créée par la prolifération des signes « + » qui rendaient la distinction entre deux modèles très proches difficile pour le consommateur. Aujourd’hui, l’étiquette énergie est plus exigeante et plus lisible.

Les classes A à G : une nouvelle échelle plus lisible

La classification de A à G est conçue pour être plus stricte. Les produits classés A+++ selon l’ancien système ne se retrouvent pas automatiquement en catégorie A dans le nouveau. Cette révision à la baisse des notes permet aux fabricants d’innover et de laisser une marge de progression pour les technologies futures. Un appareil classé C ou D aujourd’hui reste performant, tandis que les classes A et B sont réservées aux produits les plus économes du marché.

Le rôle du QR code et de la base EPREL

Depuis la réforme de 2021, chaque étiquette énergie comporte un QR code situé en haut à droite. Ce code permet d’accéder instantanément à la fiche technique du produit dans la base de données européenne EPREL (European Product Database for Energy Labelling). Cette base offre une garantie de fiabilité, permettant de comparer les caractéristiques réelles de l’appareil, comme sa consommation d’eau, son niveau sonore en décibels ou la durée du programme éco, avant de finaliser un achat.

Quels produits sont réellement concernés ?

L’obligation d’affichage ne concerne pas uniquement les gros appareils électroménagers. Elle s’applique à une gamme étendue d’équipements neufs liés à la consommation énergétique.

De l’électroménager aux écrans : une liste qui s’allonge

Actuellement, les réfrigérateurs, lave-linge, lave-vaisselle, téléviseurs et dispositifs d’affichage électronique sont soumis à cette réglementation. Les informations obligatoires varient selon la catégorie : on y trouve la consommation annuelle en kWh, la consommation d’eau pour les cycles de lavage, ou encore la diagonale d’écran pour les téléviseurs. Cette standardisation permet de comparer des produits techniquement différents mais répondant à des usages similaires.

L’échéance du 20 juin 2025 pour les smartphones et tablettes

La réglementation évolue pour couvrir les nouveaux usages numériques. À partir du 20 juin 2025, les smartphones et tablettes entreront officiellement dans le champ d’application de l’étiquette énergie. Cette extension répond à une demande des utilisateurs pour une meilleure visibilité sur l’efficacité énergétique de leur matériel informatique, qui représente une part croissante de la consommation domestique.

La distinction fondamentale avec le DPE des logements

Il est fréquent de confondre l’étiquette énergie des appareils avec le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) des logements. Bien qu’ils utilisent tous deux une échelle de A à G, leurs finalités diffèrent.

Le DPE, un indicateur de performance du bâti

Le DPE évalue la consommation énergétique d’un bâtiment et son impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Depuis 2021, la méthode de calcul a été unifiée via le système 3-CL, qui prend en compte les caractéristiques physiques du bâti : isolation, système de chauffage, ventilation et production d’eau chaude. Contrairement à l’étiquette d’un appareil, le DPE est un document légal obligatoire pour toute vente ou location, servant à identifier les « passoires thermiques » classées F ou G.

Pourquoi une bonne note énergétique est un investissement

Considérer l’étiquette énergétique d’un logement permet de peser la balance entre l’investissement initial dans des travaux d’isolation et la valeur verte de votre bien sur le long terme. Trop souvent, on se focalise sur le coût immédiat, oubliant que la performance thermique est un indicateur de stabilité financière. Un logement bien classé est moins énergivore et constitue un actif qui résiste mieux aux fluctuations des prix de l’énergie, préservant ainsi son attractivité sur le marché immobilier.

Comment améliorer l’étiquette énergétique de votre habitat

Améliorer son classement énergétique est une priorité pour les propriétaires, non seulement pour le confort, mais aussi pour la valorisation du bien.

Les travaux prioritaires pour changer de classe

Pour passer d’une classe médiocre à une note plus satisfaisante, certaines interventions sont rentables. L’isolation des combles permet de réduire jusqu’à 30 % des déperditions thermiques, tandis que l’isolation des murs peut en supprimer 20 %. Le remplacement d’un ancien système de chauffage par une pompe à chaleur ou l’installation d’une ventilation double flux sont également des leviers majeurs pour améliorer le score final lors d’un nouveau DPE.

Les leviers financiers : aides et dispositifs disponibles

La rénovation énergétique est soutenue par les pouvoirs publics. Les propriétaires peuvent mobiliser plusieurs aides financières. MaPrimeRénov’ est une aide forfaitaire versée en fonction des revenus et du gain énergétique. L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) permet de financer les travaux sans intérêts. La TVA réduite à 5,5 % est appliquée directement sur la facture des travaux de rénovation énergétique réalisés par des professionnels certifiés RGE. Enfin, les aides locales sont cumulables avec les dispositifs nationaux selon les régions et les communes. En combinant ces aides, le reste à charge peut être réduit, rendant la rénovation accessible à un plus grand nombre de foyers.

Clémence de Lestang
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